Les choses passent à la vitesse supérieure dans notre laboratoire MAJIS. Une équipe de scientifiques et d'ingénieurs de l’Institut Royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique travaille depuis un certain temps au développement d'une installation de caractérisation pour l'un des deux détecteurs d'un instrument spatial appelé MAJIS, qui sera à bord de la mission JUICE et sera lancé en direction du système de Jupiter en 2022.

L'instrument NOMAD, développé à l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique et actuellement en orbite autour de Mars à bord du satellite ExoMars Trace Gas Orbiter de l'ESA, a détecté une lueur verte d'oxygène unique dans l'atmosphère entourant la planète rouge (à environ 80 km d'altitude). Cette émission donne sa couleur caractéristique à l'aurore boréale terrestre et à la lueur de l'air, mais n'avait jamais été observée auparavant dans d'autres atmosphères planétaires en dehors de la Terre.

Des scientifiques de l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB), en collaboration avec l'Institut météorologique royal des Pays-Bas (KNMI) et l'Agence spatiale européenne (ESA), ont déterminé dans quelle mesure la crise du COVID-19 a un impact sur la qualité de l'air. Les résultats ont été publiés le 8 mai dans la revue Geophysical Research Letters.

Une question nous est parvenue cette semaine : « est-ce juste une impression, ou le ciel est-il plus bleu qu'avant le confinement ? »  Il ne s'agit pas du temps ou des nuages, mais de la couleur du ciel même.

Pour répondre à cette question, notre scientifique, Christine Bingen, a écrit l'article « Ciel: pourquoi est-il bleu? »

Il est incroyable de penser que des morceaux d'une protoplanète - un embryon de planète qui n'a jamais eu l’opportunité de se développer - ont été dispersés dans le système solaire et ont fait leur chemin jusqu'à la planète Terre, à notre époque ! Et ce n'est pas tout, un fragment de la protoplanète Vesta est même arrivée jusqu'en Belgique. Sa chute à travers la toiture d’une grange du village de Tintigny, dans le sud du pays, fut observée en 1971 par M. Eudore Schmitz. Elle fut confiée à l’instituteur du village pour identification, mais tomba dans l’oubli pendant plus de 40 ans.

Les limites de la Terre, où peuvent-elles bien être ? Nos arrière-arrière-arrière-grands-pères et grands-mères ont réfléchi à cette question avec la conviction qu'il fallait bien la trouver quelque part. Bien sûr, nous savons maintenant qu'il n'y a ni fin ni limite puisque nous vivons sur une sphère (même si, malheureusement, certains semblent ne pas avoir encore saisi cette idée), mais il existe bien des endroits où l'on peut avoir l’impression de se trouver aux confins de la planète.