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Historique et taille du trou d'ozone

Depuis le début des années '80, on remarque que le trou d'ozone devient de plus en plus profond, long en durée et étendu en superficie. Le phénomène est observé chaque année dans les régions du pôle Sud (Antarctique), la quantité d’ozone dans l’atmosphère diminuant considérablement entre septembre et fin novembre.

En 1998, la diminution d'ozone est déjà apparue à la mi-août ; le 19 septembre, le trou d'ozone a atteint un record avec une superficie de 27 millions de km2 et le 30 septembre la quantité totale d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'élevait à peine à 90 unités Dobson, ce qui signifie une diminution de 70% en comparaison avec la valeur moyenne de 300 unités Dobson.
 

Destruction de l'ozone menant au trou d'ozone

Il est scientifiquement établi que l'éjection des chlorofluorocarbures (CFCs), à l'origine des composés chlorés et bromés actifs dans la stratosphère entraîne la destruction de l'ozone. Ces réactions de destruction se font de plus en plus rapides au fur et à mesure que la température locale baisse, entre autre du à la formation de ce que l'on appelle les nuages stratosphériques polaires, qui activent les composés halogénés (chlore et brome).

Le phénomène du trou d'ozone est renforcé par l'existence de ce que l'on nomme le vortex polaire, un modèle de circulation particulier à la stratosphère au-dessus du pôle sud au cours de l'hiver austral et qui isole cette région de son environnement : la stratosphère locale peut être considérée comme un réacteur fermé à l'intérieur duquel la destruction d'ozone devient très efficace.

Il en résulte que les variations annuelles en superficie et en profondeur du trou d'ozone sont fonctions des fluctuations annuelles de la température, de l'intensité et de la durée du vortex polaire.  Le trou d'ozone est particulièrement important au-dessus de l'Antarctique, mais on l'observe aussi au-dessus du pôle nord, mais dans une moindre mesure car:

  • les températures y sont moins rigoureuses
  • le vortex polaire y est moins intense
     

La couche d'ozone est une protection contre les rayonnements nocifs

Les dangers de cette diminution d'ozone sont universellement connus : la couche d'ozone stratosphérique protège la biosphère des rayonnements ultraviolets nuisibles du Soleil qui, par exemple, peuvent causer:

  • des cancers de la peau
  • des cataractes
  • des dommages aux plantes et à la vie marine

Les accords internationaux tels que le Protocole de Montréal visent à interdire progressivement les CFC.

Trou d'ozone antarctique en août 2013.
Polar stratospheric clouds (PSC) play a central role in the formation of the ozone hole.