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Communiqué de presse

Des nouvelles observations au-dessus de la forêt Amazonienne révèlent un lien entre le relief et les émissions par les plantes

23 mai 2017 - Des chercheurs se sont penchés sur le rôle des gaz émis par les plantes dans la forêt amazonienne, le plus important écosystème terrestre. Parmi ces gaz, l’isoprène joue un rôle-clé dans la chimie de l’atmosphère et le climat.

Cette étude présente les premières mesures directes aéroportées d’isoprène en Amazonie centrale. Les chercheurs ont découvert un lien surprenant entre les flux observés d’isoprène et l’altitude du terrain dans la forêt. Une équipe de l’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) a comparé les observations avec des modèles atmosphériques, contraints par des observations satellitaires, et a trouvé des résultats similaires.

Pour cette étude, la Belgique a collaboré avec des équipes des universités de Californie, de Harvard, et du Brésil. Les résultats sont parus dans Nature Communications le 23 mai 2017.

 

La végétation terrestre émet de grandes quantités d’hydrocarbures dans l’atmosphère. Ces émissions génèrent des aérosols et d’autres composés influençant la qualité de l’air et le climat.

Isoprene flux
Carte des émissions d’isoprène réalisée à l’aide des modèles troposphériques de l'IASB, basés sur des observations satellitaires de formaldéhyde.

 

L’isoprène domine les émissions globales d’hydrocarbures, et 80% de l’émission totale est concentrée dans les régions tropicales. La forêt Amazonienne renferme le plus grand nombre d’espèces végétales sur Terre. Mais on ne comprend pas encore:

  • quelles espèces contribuent le plus au flux total d’émissions
  • comment ces espèces sont distribuées à travers le bassin Amazonien
  • quelle est la magnitude des émissions
  • comment celles-ci varient selon les saisons

Cette étude présente les premières estimations de flux d’isoprène basées sur des mesures directes aéroportées au-dessus de l’Amazonie centrale, dans la région de Manaus. Nos chercheurs ont comparé ces mesures avec des estimations indépendantes déduites par modélisation troposphérique basée sur des observations satellitaires de formaldéhyde, un gaz formé lors de l’oxydation chimique d’isoprène dans l’atmosphère.

 

Les flux mesurés révèlent des fortes corrélations inattendues avec les variations de l’altitude du terrain.

Les observations par satellite confirment également ce constat. Elles montrent des corrélations similaires entre les estimations d’émissions modélisées et l’altitude du terrain. Ceci suggère que les différences d’altitude déterminent la distribution d’espèces végétales, expliquant ainsi une part substantielle de la variabilité des émissions dans les forêts tropicales, permettant d’améliorer la qualité des estimations d’émission.

La contribution belge à cette étude a été financée par la Politique Scientifique Belge au travers du programme d’applications spatiales PRODEX-TROVA et par le projet GlobEmission financé par l’Agence Spatiale Européenne.

 

Article complet:

Airborne observations reveal elevational gradient in tropical forest isoprene emissions

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